L'auteur
Courtade Fabienne

Présentation

Au bord de l’impossible, Fabienne Courtade s’éloigne du monde pour mieux le saisir. Sa poésie s’efforce de redonner forme à ce qui n’est plus. Face à l’aveuglement et au vide.
Installée à Paris depuis une quinzaine d’années, Fabienne Courtade éprouve une singulière fascination pour les gares, ces lieux où tout devient possible. Une façon de partir et d’être insaisissable que l’on retrouve dans son écriture : « il y a toujours une idée d’éloignement chez moi ». Le silence prend toute sa place entre l’avant et l’après, il est le fond du monde qui se confond avec le chaos. Fabienne Courtade souhaite d’ailleurs garder le silence sur « sa » vie, l’important pour elle étant les livres et non pas l’auteur qui les écrit. On apprendra juste que les étagères, dans son appartement, se sont écroulées sous le poids des livres et que leur réparation est reportée à plus tard.
Totalement dévouée à l’écriture, Fabienne Courtade s’est consacrée à la traduction de poètes, notamment serbes. Elle a également animé des ateliers et groupe de paroles en milieu psychiatrique. C’est en 1987 qu’elle publie son premier livre de poésie Nous, infiniment risqués, à la suite d’« un coup de coeur » des éditions Verdier. Elle ne cessera de creuser la langue, d’imposer cette « inquiétante étrangeté ». Avec le septième recueil, Ciel inversé 2, elle poursuit « dans la permanence d’une question et d’une voix, d’une tentative d’établir une parole plurielle ».

- D’après un article de Stéphane Branger pour Le Matricule des anges, novembre-décembre 2002 (N°41)

Bibliographie

- Nous, infiniment risqués, éd. Verdier, 1987
- Il reste..., Flammarion, 2003
- Table des bouchers, Flammarion, 2008

Aux éditions Unes :
- Quel est ce silence, 1993
- Entre ciel, 1998. ill. F. Benrath
- Lenteur d’horizon, 1999. ill. F. Benrath
- Nuit comme jours, 1999.ill. G. Pastor

Participation à :
- Poésies en France depuis 1960, 29 femmes, Stock
- Anthologie de la Biennale des poètes en Val- de- Marne, éd. Fourbis
- Derrière ma fenêtre, il y a un corbeau, éd. L’Inventaire et la Maison des Ecrivains, Paris, 2000.
- Le Corps certain, Comp’Act, 2000
- Poèmes à dire, Poésie/ Gallimard, 2002
- Poésies du monde, éd. Seghers, 2003
- 49 Poètes un collectif, Flammarion, 2004


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« C’est une émeute, avait dit l’un des hommes. Un soulèvement populaire, avait ajouté l’autre. Les carabiniers du village avaient fini par se décider à venir voir ce qui se passait. Ils avaient aidé les deux hommes à remonter dans leur autocar qui s’était enfui. À Santa Maria di Momentana, les maçons avaient achevé de monter le mur de briques. La Madonna était cloîtrée, hiératique. En bas, trois femmes caressaient l’enfant sous la robe qui frémissait. Le printemps était là en cette année 1944. »
Michaël Glück
L’Enceinte

Aux éditions Cadex