Al dente (de l’amour, du poème et des spaghetti) Lionel Bourg

Publication 1995
Ouvrage épuisé

Al dente (de l'amour, du poème et des spaghetti), Lionel Bourg, pamphlet, coll. L'Anthrope, 12x16.5 cm, 32 p., 1995, 7.50€, ISBN : 2.905910.61.5

Présentation

Al dente !

C’est avec ce cri, lequel balance entre l’invective guerrière et l’exhortation à un prompt ralliement, qu’il m’arrive d’apostropher les deux ou trois convives qui, venus partager la pâte et le vin en ma tanière, se prélassent de discussions oiseuses en algarades apéritives, sirotant l’un le détestable whisky du poète un peu snob, l’autre un quelconque porto, le troisième enfin, à l’écart des débats, la dose réglementaire du pastis des familles qu’une larme d’orgeat fait accéder au statut exotique, vaguement trouble à l’évidence, de mauresque. On l’a deviné, tout à mes occupations de maître-queux, relégué dans l’antre d’une cuisine dont au demeurant j’interdis l’accès, surveillant la cuisson des spaghetti, le mijotage de la sauce (...), mobilisé par ma tâche et monopolisant le privilège d’en cours d’élaboration goûter l’affriolante décoction du Grand Œuvre, je ne pers pas le nord pour autant et participe en solitaire aux réjouissances générales, un verre à portée de main, où la robe jaune de cette satanée mauresque virevolte et m’aguiche.

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« J’étais nu près de Deborah nue, nos moiteurs s’évitaient à présent, nous souriions vaguement et parallèlement à un ventilateur harassé qui grinçait au plafond. Il y avait une douceur extrême à ne plus se sentir beaux ni désirés. Nous n’avons pas dormi, je pense. Quoique le dos collé au drap, nous avons flotté sous d’invisibles palmes. »
François Salvaing
De purs désastres, édition aggravée

L’auteur

La Collection

Stabat Mater Tacatam Blues Encre Mi-ville mi-raisin Fragments du solstice Le Réel La Peur et son éclat L’Ombre nue Variations sur des carnets On disait Les Chiens du vent La Mort est en feu Opéré bouffe Le Congrès d’automne Carnets du graphomane Entrée en matière L’Enfance est mon pays natal La Couleur tensive Insensément ton corps Lumière des mains, suivi de L’Incessant tourment d’espérances Tectonique des femmes Le Perron C’est papa qui conduit le train Capitaine des myrtilles Les Visages et les voix L’Indifférent Rien qu’une ombre inventée La Halte belge Monsieur l’évêque avec ou sans mitre En avant l’enfanfare !