Erratiques Jean-Claude Hauc

Publication 1985
Ouvrage épuisé

Erratiques, Jean-Claude Hauc, récits, frontispice de Serge Lunal, préface de Dominique-Gilbert Laporte, coll. L'Ostiaque, 21x14 cm, 96 p., 1985, épuisé.

Présentation

Premier livre publié chez Cadex...

Jean-Claude Hauc nous a habitué à la cassure. A la phrase rompue, celle qui cède par trop de tension. Il nous avait également habitué, notamment dans Roman du plus mort que vif, à une intrication entre récit et écriture en tant qu’expérience. Il semble cependant qu’il ne soit jamais allé aussi loin dans cette dérive de la phrase, dans la « balance » entre l’aventure personnelle et l’aventure parodique ; dans les moyens mis en œuvre pour remuer l’inconscient, en sorte que l’écriture d’Erratiques interpelle ceux de la psychanalyse.

- Patrick Beurard, « Les mots agissent » (extrait) in Impressions du Sud, 1986.

Extrait

Chez certains d’entre eux, l’écriture changeait quand ils changeaient de personnalité. Pourtant, c’était toujours au fond la même écriture - elle ne changeait que dans quelques caractéristiques, devenait plus faible ou plus molle. Dans ce cas, c’était l’écriture d’une personne complètement différente... Elle me demanda alors de lui raconter des histoires. Je lui dis celle, inquiétante, de ces deux personnages. Et je refais le saut dans le gouffre sans fond de ma mémoire. J’écarte d’un geste des souvenirs que je juge présentement inutiles. Je dois aller plus loin, ne pas me contenter de ce qui s’impose à moi sans que je l’aie désiré. Mais bien sûr je ne suis le maître de rien.

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« Maintenant, voici venu pour moi le temps de me décider à faire retour en arrière, de tenter de trousser congrûment quelque chose à ma guise, une sorte d’écriture pure de tout sens civique. Le besoin est sans doute inscrit dans les gènes : pressentiment reptilien que tout disparaîtra d’un coup.
Dany, Piteur, Olivier, il n’y a plus au monde une seule trace d’eux. Tout ce qui reste est en moi. »
Sylvain Fourcassié
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