L’Enfance est mon pays natal Joël Vernet

Publication 2000
7,50 EUR (7,11 EUR HT)

L'Enfance est mon pays natal, Joël Vernet, récit, 7 encres de Jean-Gilles Badaire, coll. L'Anthrope, 12x16,5 cm, 32p., 2000, ISBN : 2.913388.11.6

Présentation

Pour remonter à la source de son écriture, Joël Vernet retourne aux paysages de l’enfance, entre Haute-Loire et Lozère. Dans cette « menue divagation », le poète évoque la figure d’une grand-mère qui lui apprit « la beauté de la langue française. » Mais plus qu’un paysage, c’est l’enfance elle-même qui accueille la source de l’écriture : « La foudre de l’enfance est mon pays natal dont je voudrais, jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à la mort, préserver l’éblouissement. » Un émerveillement que l’on retrouve dans ces phrases, ciselées sur le modèle des sentiers battus qui prennent les forêts et les champs, la terre et les cieux à rebours, pour les révéler, dans la lumière d’une prose qui sait marier la gloire à l’humilité.

Extrait

« Un jour, l’enfant s’en va, emportant avec lui, dans sa mémoire vagabonde, le souvenir précis de chemins rares s’enfouissant sous les herbes, des fleurs du printemps et des songes d’hiver, de l’aboiement d’un chien mêlé à la poussière lorsqu’il rentrait les bêtes à la nuit tombante. Aujourd’hui encore, entre les pages écrites, il entend le bruit des chaînes contre le bois des écuries, il voit la lumière, les rayons du soleil, poudre d’or dans l’étable. Il reconnaît là le tableau d’un grand maître ou d’un peintre anonyme.
Alors que faire de tant de beauté lorsque nous manquent les mots, lorsque nous grandissons dans une maison sans livres, lorsque la vie a faim d’impossibles ? »

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« Franck, Victorine et leurs enfants sont présentés devant le juge. La présence des enfants émeut tout le monde, jusqu’aux policiers de la PAF, dont l’un fait jouer Shanee, trois ans, avec l’étui de son pistolet. Le même fabrique des avions en papier dans le hall du tribunal pour la petite fille et répète, alors que je porte l’enfant dans mes bras et la berce : c’est une honte de voir ça, comment on traite les gens. Aujourd’hui, 16 septembre, Franck est parti au Congo. »
Marie Cosnay
Entre chagrin et néant

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