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	<title>Cadex Editions</title>
	<link>https://www.cadex-editions.net/</link>
	<description>Vous trouverez sur cadex-editions.net toute l'actualit&#233; li&#233;e &#224; notre maison, la pr&#233;sentation de nos nouveaut&#233;s, mais aussi des informations sur les auteurs et les artistes avec lesquels nous travaillons. Vous pourrez d&#233;couvrir tous nos titres, y compris ceux de la collection jeunesse &#171; Le Farfadet bleu &#187;. Le but de ce site est de nous rapprocher de vous, de faciliter l'information concernant la vie litt&#233;raire qui nous importe, et de vous aider &#224; faire des choix de lectures dans notre catalogue (mais pourquoi pas aussi chez d'autres &#233;diteurs). Pour cela nous vous proposons de vous inscrire gratuitement &#224; la Lettre Cadex : vous recevrez une fois par mois des nouvelles concernant aussi bien notre production que des &#233;v&#233;nements auxquels nous sommes attach&#233;s. N'h&#233;sitez pas &#224; la visiter et &#224; nous faire part de vos remarques. Mais peut-&#234;tre, pour commencer, viendrez-vous d&#233;couvrir qui nous sommes et ce que sont les &#233;ditions Cadex...</description>
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		<title>Cadex Editions</title>
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		<title>Ciel invers&#233; 2</title>
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		<dc:date>2005-07-06T20:51:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>H&#233;l&#232;ne Boinard</dc:creator>


		<dc:subject>David</dc:subject>
		<dc:subject>Courtade Fabienne</dc:subject>
		<dc:subject>Leick Jo&#235;l</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ciel invers&#233; 2&lt;/i&gt;,&lt;a href=&#034;http://www.cadex-editions.net/article.php3?id_article=3&amp;id_mot=21&amp;a=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fabienne Courtade&lt;/a&gt;, 3 photomontages de &lt;a href=&#034;http://www.cadex-editions.net/article.php3?id_article=14&amp;id_mot=119&amp;a=&amp;a=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jo&#235;l Leick&lt;/a&gt;, coll. David, 15x21.5 cm, 136 p., 2002, ISBN : 2.913388.33.7&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.cadex-editions.net/-Titres-" rel="directory"&gt;Titres&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cadex-editions.net/+-David-+" rel="tag"&gt;David&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cadex-editions.net/+-Courtade-Fabienne-+" rel="tag"&gt;Courtade Fabienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cadex-editions.net/+-Leick-Joel-+" rel="tag"&gt;Leick Jo&#235;l&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.cadex-editions.net/local/cache-vignettes/L102xH150/arton140-527a0.jpg?1732787778' class='spip_logo spip_logo_right' width='102' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec St&#233;phane Branger pour Le Matricule des anges, novembre-d&#233;cembre 2002 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ce septi&#232;me recueil, Fabienne Courtade poursuit &lt;i&gt;&#171; dans la permanence d'une question et d'une voix, d'une tentative d'&#233;tablir une parole plurielle &#187;&lt;/i&gt; (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous publiez aujourd'hui le deuxi&#232;me volet de Ciel invers&#233;. Ce livre s'inscrit-il dans le prolongement du pr&#233;c&#233;dent ?&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;&#192; l'origine, c'&#233;tait un seul livre qui a &#233;t&#233; coup&#233; en deux pour des besoins &#233;ditoriaux. Puis j'ai retravaill&#233; les deux parties sur les th&#232;mes du ciel invers&#233;, de la disparition et de l'aveuglement. Ce sont maintenant deux ouvrages ind&#233;pendants, mais s'inscrivant dans un m&#234;me cheminement. &lt;i&gt;Le Bleu du ciel&lt;/i&gt; de Georges Bataille a s&#251;rement guid&#233; ma d&#233;marche et, en particulier, le chapitre &#171; Le jour des morts &#187;. Il y est question d'&#233;toiles, &lt;i&gt;&#171; d'un nombre infini d'&#233;toiles &#187;&lt;/i&gt;. Mais ces &#233;toiles, cette &lt;i&gt;&#171; multitude de petites lumi&#232;res &#187;&lt;/i&gt; ne sont rien d'autre que les flammes vacillantes des bougies pos&#233;es sur les tombes. Ce sont les tombes qui s'illuminent. F&#234;te silencieuse et fun&#232;bre... Je fais parfois r&#233;f&#233;rence &#224; ces passages, en effectuant des d&#233;placements, des brisures... &lt;i&gt;Ciel invers&#233;&lt;/i&gt;, c'est &#233;galement le ciel invers&#233; de la page ; les noms de l'absent (il n'y a pas un absent -mais une absence) qui s'inscrivent sur le corps d&#233;coup&#233;, fragment&#233;, sur la pierre, le long des murs -ou dans des flaques d'eau (vase, boue, cimeti&#232;re, corps des morts) qui refl&#232;tent le ciel. En fait le ciel est sinistre -ou sinistr&#233;. &lt;br&gt;&lt;strong&gt;L'absence semble &#234;tre l'un des fondements de votre &#233;criture.&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;Dans mes textes, il y a toujours, dans l'absence, la pr&#233;sence paradoxale (et plurielle) de l'autre -des r&#233;f&#233;rences- de petits signes. Il y a une n&#233;cessit&#233; &#224; sortir de cette absence de soi et du monde qui r&#233;sonne comme une rumeur. L'&#233;crit entretient un rapport interne avec l'absence (et le silence). Elle fait vaciller la certitude des perceptions et des pens&#233;es. Ce n'est pas l'absence de quelqu'un, c'est une absence plus globale. Cela se joue beaucoup sur le vide, sous la forme d'une sorte de r&#233;p&#233;tition, de d&#233;placement des corps et des mots dans ce vide.
&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Vos po&#232;mes sont aussi tr&#232;s imag&#233;s (la nuit, les &#233;toiles, la neige...), on y ressent une r&#233;elle influence de la peinture.&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;Le texte de &lt;i&gt;Ciel invers&#233;&lt;/i&gt; a commenc&#233; &#224; &#234;tre &#233;crit apr&#232;s une exposition &#171; M&#233;moire d'aveugles/Autoportrait, et autres ruines &#187;. Et notamment apr&#232;s m'&#234;tre plusieurs fois arr&#234;t&#233;e devant une &#233;tude d'aveugle -&lt;i&gt;L'Erreur&lt;/i&gt; d'Antoine Coypel- un homme avance, bras et mains tendus dans le vide, les yeux band&#233;s. L'autoportrait dit de &lt;i&gt;L'homme bless&#233;&lt;/i&gt; de Gustave Courbet m'a &#233;galement troubl&#233;e. Cette peinture nous montre un homme (Courbet lui-m&#234;me), allong&#233;, les yeux ferm&#233;s, seul, avec une blessure. Ce tableau est la reprise d'une oeuvre peinte dix ans plus t&#244;t dans lequel il se repr&#233;sentait faisant la sieste enlac&#233; avec une jeune femme... l'amie disparue, elle fut effac&#233;e du tableau. Mais il reste les traces de ce corps, m&#234;me s'il n'appara&#238;t plus. De l'amour, il reste l'absence, la disparition, un trou sanglant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour moi, il est toujours question de disparition et de r&#233;apparition. Mon &#233;criture, au d&#233;but, s'est construite sur des deuils, sur des morts -sur des silences et des aveuglements. J'&#233;cris &#224; t&#226;tons, mot apr&#232;s mot... comme se d&#233;placent les aveugles. Je cherche une sortie. &lt;br&gt;&lt;strong&gt;On a l'impression que l'individu s'efface presque derri&#232;re les &#233;l&#233;ments. Y a-t-il un refus de l'autobiographie dans votre &#233;criture ?&lt;/strong&gt; &lt;br&gt;Pour &#233;crire, il faut que je me s&#233;pare, que je m'&#233;loigne. Il y a toujours, pour moi, ce mouvement : une sortie hors de soi et hors du monde, une s&#233;paration. Je m'&#233;loigne du monde mais aussi du corps, je me d&#233;coupe comme je d&#233;coupe mes phrases. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce mouvement de s&#233;paration et de rupture, il y a pourtant une pr&#233;sence de l'Autre qui serait quasiment symbolique. Une rencontre &#224; venir, ou &#224; retrouver... C'est s&#251;rement vital. Il me semble qu'il y a la tentative de s'adresser aussi &#224; l'autre, avec d'autres mots, et de le faire ressurgir. Comme l'&#233;crivait Paul Celan : &#171; Le po&#232;me devient un dialogue. Souvent c'est un dialogue d&#233;sesp&#233;r&#233;. &#187;
&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Vous laissez place &#224; la respiration et au silence, et vous utilisez souvent des parenth&#232;ses non referm&#233;es...&lt;/strong&gt; &lt;br&gt;L'ouvert... je me donne une chance de sortir -je laisse le lecteur (et moi-m&#234;me) lire la suite en silence- dans les blancs, et dans ce qui n'est pas &#233;crit, puisque le texte est toujours &#224; &#233;crire, &#224; continuer. On n'en finit jamais. Les mots prennent en charge la m&#233;moire, celle des disparus, celle des morts comme celle des vivants, redonnant parfois une voix, un corps et une forme aux morts et aux choses tomb&#233;s dans l'absence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; St&#233;phane Branger (Matricule des anges, N&#176; 41)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Nombre infini d'&#233;toiles&lt;/i&gt;
&lt;br&gt;sur une rue &#233;trang&#232;re
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;ciel en plein midi
&lt;br&gt;lumi&#232;re pr&#234;te &#224; vaciller
&lt;br&gt;ciels &#224; rompre
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;(terres b&#233;antes
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; fines aurores
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;i&gt;et, rire comme l'on tombe&lt;/i&gt;
&lt;br&gt;aveugle
&lt;br&gt;de la m&#234;me fa&#231;on
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;i&gt;danseur aux lointains&lt;/i&gt;
&lt;br&gt; ...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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