Sillages Chloé Delaume, Christian Garcin, Michaël Glück

Publication 12 mai 2010
20,00 EUR (18,96 EUR HT)

Sillages, Chloé Delaume, Christian Garcin, Michaël Glück, illustrations de Marc Torikian, nouvelles, hors collection, 14x21,5 cm, 56 p., 2010, ISBN : 978-2-913388-75-8

Présentation

Centenaire en 2010, l’Hôtel Lutetia a souhaité marquer cet anniversaire hors norme au travers de l’un des thèmes qui lui est cher, la littérature, en « provocant » un acte littéraire inédit. Après un séjour au Lutetia qui leur a permis de s’imprégner de l’âme et de l’essence du lieu, Chloé Delaume, Christian Garcin et Michaël Glück ont écrit trois nouvelles énigmatiques, poétiques et enivrantes.

Les hôtels sont des lieux romanesques. On y entre comme dans des livres. Des signes y ont été fixés où se lisent les traces de ceux qui sont passés ici, ont vécu ici, ici ont dormi, rêvé peut-être. Grâce à son Histoire et au rôle qu’il y a tenu, le Lutetia abrite les bruissements de tout un siècle, les éclats lumineux des arts et des lettres, l’ombre des heures obscures. Trois écrivains, attentifs au palimpseste du temps, ont fait escale ici. Ils y ont croisé les fantômes légers de poètes américains ou irlandais, défriché une mémoire intime autant que collective, pratiqué la chasse au Snark dans le sillage d’un grand dandy. En réalité, ni Chloé Delaume, ni Christian Garcin, ni Michaël Glück ne sont passés ici : ils y ont habité. Comme, dit-on, on habite en poésie. Ils ont laissé ce livre, afin qu’au Lutetia vous habitiez vous aussi. En bonne compagnie.

Sillages est le fruit d’une collaboration entre le Lutetia, l’association Les Mots Parleurs et les éditions Cadex. Les textes seront lus dans un des salons de l’Hôtel, le samedi 5 juin 2010 à 18h, en présence des auteurs.

Extrait

Bob McAlmon nous avait réservé une chambre au Lutetia, continua-t-il, une chambre à 40 francs la nuit, et lorsque nous sommes arrivés à l’angle du boulevard Raspail, au pied de ce beau paquebot échoué aux formes rondes et pleines, j’ai respiré un bon coup et me suis dit : j’y suis enfin. Oui, poursuivit William, j’y étais, j’étais à nouveau à Paris - c’était la première fois pour Floss, la troisième pour moi, mais cette fois c’était différent, car à présent c’est ici que tout se passe, tu le sais bien, c’est ici que se retrouve le monde, dans ce petit triangle entre Montparnasse, Raspail et Odéon. Il y avait dans l’air quelque chose d’extrêmement excitant, une vigueur renouvelée, une jeune et solide évidence qui me hissait, me semblait-il confusément, au-dessus de moi-même.
- Les mouettes du Lutetia (William Carlos Williams, janvier 1924) de Christian Garcin

Votre panier

Votre COMPTE

Non connecté

« Aucun visage ne paraissait jamais aux wagons. Le train bleu n’avait pas de fenêtres.
La glace voilait tout. »
Pierre Cendors
Le Voyageur sans voyage

La Collection

Stilb suivi de Iréniques Premières poésies (1950-1955) gLoire(s) Ne me faites pas dire ce que je n’écris pas Le Réel L’Evolution des paysages Ciel inversé 1 L’Œuvre au Nord Mange-Matin Le Loir atlantique Lettre d’Afrique à une jeune fille morte Le Pôle magnétique Les Chiens du vent La Mort de Woyzeck Petites proses voyageuses Pour mon ours blanc Petits bonheurs Si petits les oiseaux La Langue et ses monstres Le Faraud séant Casanova et la belle Montpelliéraine Sillages Où patiente la lumière Fidèles félidés Le Sens du toucher Colomb, Cortez & Cie Monsieur l’évêque avec ou sans mitre Villégiatures & Cie Chambre de feuilles Zoophile contant fleurette