Un cri Pierre Autin-Grenier

Publication décembre 2006
9,00 EUR (8,53 EUR HT)

Un cri, Pierre Autin-Grenier, préface de Dominique Fabre, illustration de couverture et vignettes intérieures de Laurent Dierick, nouvelle, collection « Texte au carré », 14x14 cm, 36 p., 2006, ISBN : 2.913388.59.0

Présentation

Et maintenant, comme je l’ai dit au début, nous pressions le pas sous la Grande Ourse. Dissipée notre frayeur nous avancions, résolus, comme aspirés par l’horrible trou borgne de la nuit, en direction de cette interminable agonie. En somme on marchait à la recherche d’un cri. L’essentiel n’était-il pas de trouver d’où cela venait ? Après, nous verrions bien...

Une nuit d’hiver, les habitants d’une ferme partent dans les bois pour découvrir l’origine d’une inquiétante plainte, « du côté des collines ». Accompagnés de l’éclat d’une lune « étrangement écarlate », de lanternes, de chiens, et du souvenir du « crime des Granges Rouges », les hommes s’enfoncent dans l’obscurité. « Il se passe, en décembre, des faits bien étranges à l’écart de nos bourgs »... Le cri devient grognement, ricanement ; malgré la nuit et l’inextricable maquis, les bruits de bête et les craquements d’arbres, le curieux cortège ne cèdera pas à la panique, et sera bientôt à deux doigts de percer le mystère...
La première parution d’Un cri, dans le recueil de nouvelles L’Ange au gilet rouge (aux éditions Syros) a marqué un tournant dans l’œuvre de Pierre Autin-Grenier : l’auteur de poésie « noire » nous a offert, depuis, des récits où se côtoient le fantastique et le surréalisme (Toute un vie bien ratée, L’Éternité est inutile). Le rythme des scènes entretient merveilleusement le suspense, jusqu’au tableau final d’une beauté rare, une « vision d’apocalypse » dévoilée dans la toute dernière phrase.

« Chaque terme est à sa place, chaque phrase s’emboîte parfaitement dans une narration qui penche carrément vers la poésie : on entend le cri, on voit la lune et les étoiles, on devine les ombres des arbres, on perçoit même la sonorité des pas du « curieux cortège dans les profondeurs de quelque forêt fatale ». »
- Jean-Pierre Longre (Sitartmag, Décembre 2006)

Extrait

On en avait mis du temps, avant de se décider... Trop, peut-être. Nous étions sortis sur le pas de la porte. Ausculter l’ombre. Un froid de chacal nous avait mordus jusqu’aux entrailles. Immobiles telles des statues de marbre, nous avions attendu. Anxieux, et comme impatients qu’il ne se passe rien. Oui, on espérait alors le silence, l’absolu silence, pour tout dire...

Votre panier

Votre COMPTE

Non connecté

« Rien n’est plus discourtois que de voir un monsieur bander sans lui tendre, aussitôt, la main. »
Lydie Salvayre
Petit traité d’éducation lubrique

Le plasticien

La Collection

Mange-Matin Bavard au cheval mort et compagnie Tombeau de Joseph-Ferdinand Cheval, facteur à Hauterives Maintenant la nuit La Poignée de porte Profondeur du champ de vol L’Œuvre au Nord La Toile de la foraine - Lyon : portrait Lettre d’Afrique à une jeune fille morte Chroniques d’un promeneur assis Un alibi de rêve La hulotte n’a pas de culotte Fin’ Amor Le Pôle magnétique La Chambre bouleversée Lavoir de toutes les couleurs L’Indifférent Billet pour le Pays doré Triptike C’est des poèmes ? Carnets du jardin de la Madeleine Fragments du solstice L’Evolution des paysages Animalimages Corps antérieur La Langue et ses monstres Le Perron L’Alimentation générale de Tombouctou L’Enfance est mon pays natal Les Choses n’en font qu’à leur tête