Les Madones du trottoir
Sylvain Fourcassié

publication 8 septembre 2010
12,00 € (11,37 € HT)

Les Madones du trottoir, Sylvain Fourcassié, préface de Lydie Salvayre, illustrations de Aiham Dib, nouvelle, collection « Texte au carré », 14x14 cm, 76 p., 2010, ISBN : 978-2-913388-73-4

Présentation

Sylvain Fourcassié évoque le parcours, brutalement interrompu, de trois adolescents des années 70. Son écriture pure de tout sens civique, tendre et fraternelle, réanime l’époque des excès, de la candeur, des audaces joyeuses et des désirs inassouvis.

Avoir dix-huit ans en 68, loin du Quartier latin, à la frontière pascalienne de l’en-deçà et de l’au-delà, dans une petite ville des Pyrénées. L’Histoire n’est pas passée par-là. Dans les huit textes courts qui composent Les Madones du trottoir, l’auteur trace le portrait d’une époque, celle de jeunes gens qui découvrent le plaisir interdit des premières Stuyvesant, carburent à la bière jusqu’à tourner de l’œil, préfèrent les arrière-salles des bars aux après-midi dansantes fréquentées par les fils de notaires, et trouvent de la joie à s’affronter aux gens de l’ordre...

Présenté dans la collection « Texte au carré » : une nouvelle, une préface par un autre écrivain, une couverture entièrement illustrée.

Extrait

Mes suicidés étaient ces trois-là, trois amis des confins, dans un Far West campagnard. Ils n’avaient pas supporté que leur jeunesse les lâche. D’autres, plus nombreux, optèrent pour une voie lente, mais c’est une autre histoire.

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« C’est une émeute, avait dit l’un des hommes. Un soulèvement populaire, avait ajouté l’autre. Les carabiniers du village avaient fini par se décider à venir voir ce qui se passait. Ils avaient aidé les deux hommes à remonter dans leur autocar qui s’était enfui. À Santa Maria di Momentana, les maçons avaient achevé de monter le mur de briques. La Madonna était cloîtrée, hiératique. En bas, trois femmes caressaient l’enfant sous la robe qui frémissait. Le printemps était là en cette année 1944. »
Michaël Glück
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La Collection

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