Variations sur des carnets
Roger Laporte

publication mai 2000
23,00 € (21,80 € HT)

Variations sur des carnets, Roger Laporte, carnet, biographie, coll. David, 15x 21,5 cm, 272 p., 2000, ISBN : 2.913388.15.9

Présentation

Roger Laporte est un des écrivains français qui a exploré le plus profondément ce que l’acte d’écrire signifie. Durant toute sa vie, il a interrogé la présence que l’écriture faisait advenir en même temps qu’elle l’effaçait. Une présence presque mystique que l’écrivain n’a eu de cesse de rechercher, encouragé dès le début par Maurice Blanchot. L’œuvre de Roger Laporte a marqué, marque et marquera longtemps bon nombre d’écrivains.
Variations sur des carnets est le carrefour où se croisent les voies empruntées par Roger Laporte dans son expérience intérieure. Notes sur l’œuvre à venir, propos rapportés, traces de rencontres avec les auteurs (Char en particulier) et les peintres, lectures exaltantes des grands anciens, traces laissées par la douleur, la peine et la souffrance : c’est un précieux document sur les coulisses de l’écriture qui nous est ici donné. Pour qui n’a pas encore lu Roger Laporte, ces Variations sur des carnets restent la meilleure entrée d’une œuvre aussi considérable que radicale.
Mais on peut aussi lire Variations sur des carnets en dehors de toute référence à l’œuvre. Le questionnement de l’écrivain, sa pensée, touchent aux questions fondamentales qui nous préoccupent tous. C’est la nature humaine qui est ici explorée, avec les outils de l’art, de la musique, de l’écriture et de la philosophie. Ce qui fait de Variations sur des carnets, un livre infini, qu’aucune lecture ne peut épuiser.

Extrait

« 24 novembre 1957
Depuis hier, ai senti qu’aujourd’hui il me serait nécessaire de travailler, et, en effet aujourd’hui, malgré une tête lourde, j’ai besoin de travailler, je suis comme contraint de travailler.
Je dis besoin de travailler, au sens où l’on dit que l’on a besoin de manger et en effet « l’homme ne se nourrit pas que de pain, mais aussi de la parole de Dieu ».
Comme je souhaiterais que ce « il faut », cette nécessité, ce besoin deviennent quotidiens. Perdre sa liberté ? Que m’importe cette liberté au-dessus et en dehors de toute chose, indifférente au travailler comme au ne pas travailler. Ce qui m’importe c’est d’être dans le monde de l’œuvre car là est la vraie vie, et je dirais là la liberté (...) »

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« Dans trente ans maximum, ce serait l’hospice, car sans femme ni enfants, qui s’occuperait du vieillard libidineux que je serais devenu ? Est-ce que je baverais sur les infirmières ? Allongé dans mon cercueil, est-ce que je banderais encore ? »
Christian Garcin
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