Ils
Alain Roussel

publication 2003
7,50 € (7,11 € HT)

Ils, Alain Roussel, récit, 8 gravures de Florence Barbéris, coll. L'Anthrope, 12x16,5 cm, 32 p., 2003, ISBN : 2.913388.44.2

Présentation

Dans un récit qui pose ses jalons comme des axiomes, à la deuxième personne du pluriel, Alain Roussel insémine l’idée de l’aliénation la plus totale. Les « ils » dont il parle n’ont pas de visage ou les ont tous : c’est ce qui fixe les lois, la morale, la religion, le savoir cartésien. C’est tout ce qui enferme la nature sauvage de chacun dans un système de carcans infranchissables. C’est ce qui bâtit la langue propre à la communication et à elle seule, fixant chaque chose du monde dans un mot comme un insecte qu’on épingle. Ils évoque dont à rebours l’impérieux désir de se libérer de cette aliénation dont on hérite dès la naissance. Ce texte court tient éveillé, pour longtemps.

Extrait

« Dès la naissance, ils vous veulent à eux, vous faire entrer de force dans la civilisation. Ils auront le visage de la mère, du père, du médecin, des voisins. Viens donc petit sauvage que personne ne comprend. On va vous façonner tout ça, donner de l’éducation et du langage. Vous serez bien policé. Vous parlerez le langage de tous et tous vous reconnaîtront comme un des leurs. Plus tard, soyez brillants dans le sens du poil ou à rebrousse, pas trop, et on vous récompensera en argent et en gloire. Et toi alors, derrière ce vous ? Tu continues de crier comme au premier jour, là-bas dans le désert où nul ne t’écoute. »

Votre panier

Votre COMPTE

Non connecté

« Il y a des moyens, je les ai pratiqués, d’aider les rêves à prendre certaines tonalités désirées. »
François Salvaing
Un alibi de rêve

L’auteur

Le plasticien

La Collection

La Peur et son éclat Le Faraud séant Dans le vent du chemin Fragments d’un désastre Animalimages Le Loir atlantique Non lieu provisoire Si petits les oiseaux Entrée en matière Circé ou Une agonie d’insecte Erratiques Marie-Gasparine En herbe Des étoiles sur les genoux Chair de Sienne La Nuit du libertin Ils Premières poésies (1950-1955) La Momie de Roland Barthes La Mort de Woyzeck Le Chat Profondeur du champ de vol Dans la présente abjection des mondes La Chambre bouleversée Solaire Avec des ailes Un habitué des courants d’air Le Vingt-deux octobre L’Ombre nue Lettre d’Afrique à une jeune fille morte